Bleu-Sauvage

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vendredi 17 octobre 2008

La Polynésie, une piscine grande comme l'europe...

 

De toutes les îles du Pacifique, la Polynésie reste notre préférée car elle regroupe une subtile combinaison de découverte, de nature et de culture qui nous a émerveillé durant ces 10 années passées au fenua (pays), et si la terre est ronde, nous y reviendrons car la vie à la Polynésienne nous convient parfaitement.  

 

Beaucoup critique la Polynésie, les ‘farani’ (les français) fraîchement arrivés sous contrat sur le territoire se plaignent souvent du prix des produits et des services, des rues sales de la capitale, de la rareté des plages, de la chaleur et de l’humidité étouffante, de leur ennui le week-end, de l’éloignement de tout, etc… toujours à se plaindre, toujours à critiquer, jamais content ceux là. Et pourtant ……………….. 

Hé pai ! faut sortir de ta case climatisée ! la Polynésie, ce n’est pas ça et personnellement, je n’y vois que du positif :

- Zone de navigation titanesque : plus de 100 îles réparties sur une zone aussi vaste que l’europe

- Diversité ! diversité culturelle, géographique et ethnique

- Beauté d’un lagon unique avec des eaux cristallines et poissonneuses

- Beauté du relief avec une végétation luxuriante avec de belles randonnées à faire. 

- Accueil et générosité légendaire des polynésiens : si Papeete est le poumon économique du pays, ailleurs se trouve encore la vraie Polynésie où la vie s’écoule paisiblement.

- Contact chaleureux et facile, tutoiement permanent (même aux gendarmes, banquiers, …)

- Pêche, chasse, cueillette accessible : impossible de mourir de faim ; les bananiers et cocotiers donnent des fruits toute l’année mais aussi l’uru, le fruit de l’arbre à pain…

- Possibilité de vivre à moindre coût et simplement grâce aux PPN (Produit de Première Nécessité) mis en place par le gouvernement et qui permettent d’acheter souvent moins cher qu’en métropole les produits alimentaires de base : pain, poulet, thon, riz, pâtes, farine, sucre, lait, produit bébé, etc…

- Potentiel énorme : tout est possible, tout reste à faire ; il suffit de s’investir, d’être honnête et ça marche !

- Territoire français : pas de visa, pas de limitation dans le temps.

 

 

 

 

Données géographiques et autres :

La Polynésie Française est constituée de 118 îles environ, ce qui représente une superficie de 4200km² (lagon compris) dispersée sur 2,5 millions de kilomètres carrés, équivalant à la surface de l’Europe (disons la vieille Europe !).

La Polynésie est composée de 5 archipels, tous différents géographiquement :

> Archipel de la société (1747km²) avec les îles du vent (Tahiti, Moorea et Tétiaroa), plus Maiao (interdite aux étrangers) et Mehetia (inhabitée), et les îles sous le vent (Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora et Maupiti)

> Archipel des Marquises (1274Km²) : 10 îles dot 6 habitées (Nuku Hiva, Hiva Oa, Ua Pou, Ua Huka, …)

> Archipel des Tuamotu (1000km²) : 84 îles dot 41 habitées (Rangiroa, Tikehau, Fakarava, Manihi, Ahe, Mataiva, etc…)

> Archipel des Australes (141km²) : îles Rurutu, Tubai, Rimatara, Raivavae et Rapa

> Archipel des Gambier (36Km²) : 12 îles dont 6 sont habitées

 

Chaque archipel est différent et mérite que l’on s’y arrête. Il y a des îles hautes avec lagon, des îles sans lagon et des lagons sans île : les atolls. Pour découvrir tout ça, il faut du temps, beaucoup de temps ; malheureusement, les voiliers arrivant en Polynésie ne peuvent rester plus d’un an car au-delà, il faut importer le bateau et payer les taxes de douane : c’est la Papeetisation ; pour les navires francisés, elle est d’environ 18% (calculée sur la valeur du bateau par expertise), plus des frais de dossier.

A cette durée de séjour d’un an se rajoute l’éloignement des îles ; les distances peuvent être très grandes d’un archipel à l’autre. Partant de Tahiti, la première île à l’Ouest est Huahine, distante de 100 milles et vers l’Est, les Marquises sont à 800 milles. Et pour compliquer le tout, le positionnement des îles est grosso modo d’Ouest en Est, ce qui, avec les alizés, ne facilite pas la navigation dans un sens !

Comparativement à la Calédonie, il n’y a pas beaucoup de voilier en Polynésie. Mais l’éloignement des îles n’est pas la principale raison, il y a aussi le problème des places en marina et cela ne va pas s’arranger car les possibilités d’extensions sont épuisées (à l’exception de la marina de Moorea).

 

 

 

Les Marinas en Polynésie :

 

Sur Tahiti, proche Papeete :

- Yacht Club d’Arue : marina associative, très bien car elle organise de nombreuse régate – officiellement : 3 ans d’attente et ils ne veulent plus de bateau habité.

- Marina Fare Ute (port autonome) : dans la zone industrielle, elle est en cours de fermeture pour les voiliers pour l’extension du port de pêche.

- Port de Papeete : après avoir viré tous les bateaux, le port Autonome de Papeete a installé des pontons (heu, des barges métallique !) pour accueillir à nouveau les voiliers de passage ; mais de toute façon cela n’a aucun intérêt : pollution, bruit 21h/24h, vol et passage incessant des bateaux.

- Marina Taina : entièrement refaite, elle est complète mais on peut trouver des places sur le quai extérieur (il faut fournir 2 grandes aussières de 70 mètres amarrées sur des corps mort dans le tombant et l’arrière du bateau est amarré au quai) – tarif exorbitant en pleine saison. Il n’est plus possible de mouiller devant la marina, cette dernière vient de mettre en place des corps morts occupant tout le lagon (tarif pour un 12 mètres : 120 euros /mois) avec l'accès à la marina et ses installations. La seule possibilité de mouillage reste devant le Sofitel mais le débarquement à terre pose toujours problème, sauf si vous payez le ‘contrat annexe’ pour pouvoir débarquer à la marina. Attention au mouillage dans cette zone, il y a souvent des vols sur les bateaux.

    

 

Sur Tahiti, côte est, loin de Papeete :

- Marina Port Phaeton (presqu’île) : la mieux protégée en cas de cyclone, elle est petite mais on peut trouver de la place si le tirant d’eau est inférieur à 1m80

- Il existe 2 petites marinas marina sur la cote ouest de Tahiti mais elles sont petites : Marina Tehoro (après Papara) et l’autre après Teahupoo

 

 

Sur Moorea :

- Marina Vaiare (port autonome) : c’est la mieux et la moins chère – assez tranquille malgré la proximité du port et de la centrale électrique ; les pontons sont fixes et costauds, il y a souvent de la place (tarif mensuel : 16euros du mètre linéaire + 50% si bateau habité) – évitez le tarif journalier (attention, le tarif mensuel est calendaire !). Un projet d’extension coté lagon est prévu, ce qui doublerait la capacité de la marina qui est actuellement de 120 places.

 

Sur Raiatea :

Il y a 2 marinas : Apoiti et Uturaerae qui est privée – elles sont toutes les deux saturées – liste d’attente : 2 ans env. mais avec de la persévérance, il est possible de trouver, surtout à Uturaerae (qui est gérée par l’Equipement)

 

Le mouillage et le PGEM :

Notre espace de liberté se réduit ! à Moorea par exemple, le PGEM (Plan de Gestion de l’Espace Maritime) réglemente le mouillage de façon scandaleuse. Extrait : « Votre bateau peut rester 48 heures sur fonds de sable. Passé ce délai, il doit être ancré dans les zones prévues à cet effet, au maximum 7 jours consécutifs et 90 jours cumulés au cours de l’année. » 

C’est une très bonne chose de réglementer le lagon mais pourquoi interdire le mouillage dans la durée ? Pourquoi vouloir ‘parquer’ les bateaux dans des zones aux fonds des baies ? Pourquoi il n’y a pas eu de concertation avec les voiliers de Polynésie (contrairement à ce qui a été dit) ? La réponse est simple : ce sont des terriens, propriétaire de bord de mer, qui sont à l’origine du texte du PGEM et ils ne veulent pas de bateaux devant chez eux ; ces personnes sont persuadées que les voiliers sont des gros pollueurs, destructeurs de lagon et qu’ils vont finir en épave aux fonds des baies. Je n’ai rien inventé, ce sont les responsables du PGEM qui le disent !

Au jour d’aujourd’hui, les contrôles sont rares mais les moyens sont là et cela va venir un jour, inévitablement. Et les autres îles seront tôt ou tard réglementées, jusqu’à la Polynésie tout entière ; la destination ‘Tahiti et ses îles’ sera réservée aux bateaux riches et seulement de passage ; les autres passeront leur chemin et iront mouiller plus loin, beaucoup plus loin…

 

Qu’es ce que le PGEM ? Le PGEM n’est rien d’autre qu’un Programme Gastouné d’Elimination des Marins !!!

 

 

Les trous à cyclones :

Il y a rarement de cyclone en Polynésie, heureusement car le seul abri vraiment bien protégé est au fond du port Phaeton à la presqu’île (au nord de la pointe Paparoa). Aux îles sous le vent, il y a aussi la baie Bourayne à Huahine, voir dans la baie de Apu à Tahaa. Ailleurs, il n’y a rien et tous les autres abris ont un risque.

Une autre solution consiste à remonter sur les Marquises qui ne sont pas concernées car trop proches de l’équateur.

 

 

 

L'indispensable Guide de navigation et de tourisme de la Polynésie Française (Marquises, Tuamotu, Gambier, Société et Australes)

 

 

         

          >>> A Suivre : Les Iles Du Vent ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 15 octobre 2008

Les Iles Du Vent, un ancien paradis de la navigation.

Les îles du vent ne sont pas le paradis de la navigation, désolé mais c’est la vérité ; le temps de Moitessier est fini, seule la carte bleue est acceptée, et encore… ce n’est pas à Tahiti que l’on trouvera le mouillage ‘carte postale’, mais on commence à s’y rapprocher.

 

                                        Tahiti

 

Quelques mouillages au Sud de Tahiti permettent de découvrir l’île et les marinas à l’Ouest n’offrent d’intérêt que la proximité de la capitale pour un approvisionnement, une réparation ou la découverte de l’île. Le lagon Sud de Tahiti jusqu’à la presqu’île est beaucoup plus intéressant si l’on a le temps de naviguer.

 

          La presqu'île de Tahiti : un véritable trou à cyclone tranquille

 

 

Quoi faire sur Tahiti ? Pas grand chose coté lagon en tout cas, mais la montagne donne de belles possibilités de ballades. Il existe un guide qui référence toutes les randonnées sur Tahiti et Moorea ; à acheter impérativement lorsque l’on ne connaît pas car la première particularité de la montagne à Tahiti est qu’elle est privée ! la deuxième est que la végétation est très dense et qu’elle pousse très vite, un guide est donc parfois nécessaire.

 

 

Guide : Ballades en montagne (Tahiti – Moorea)

 

 

 

Moorea est l’île sœur de Tahiti, à une poignée de milles seulement, on y découvre la baie de Cook et celle d’Opunohu avec une multitude de mouillage et un beau lagon ; cette île vaut le détour même si son développement exponentiel  risque à court terme de la défigurer à jamais.

Le mouillage le plus connu et le plus beau se trouve dans le lagon d’Opunohu, par 5 mètres de fond ; il est excellent et il y a de la place ; l’accès à terre est facile par la plage publique et on peut trouver des fruits sur la route des ananas : banane, pamplemousse et fruits de la passion sont à volonté ! Le mouillage dans le fond de la baie est tristouné et sans intérêt. Possibilité de faire de l’eau au petit port de Papetoai.

La baie de Cook est moins isolée et le mouillage dans le lagon de Maharepa, en face de la pharmacie, est un bon compromis entre lagon et ravitaillement car les commerces, supermarchés et banques ne sont pas loin (10 minutes à pieds).

 

            Mouillage dans le lagon d'Opunohu

 

Le fond de la baie de Cook offre un bon abri et on peut faire de l’eau et du gasoil au ponton de la station Mobil ; il existe de nombreux corps mort abandonnés dans cette baie, surtout en face du club Bali Hai (me contacter pour leurs positions GPS) ; cette baie n’est pas protégée par vent de nord mais elle reste cependant idéale pour un long séjour et la possession d’un corps mort, même illégal, permet de contourner la loi du PGEM sur la durée de mouillage (fichier pgem.pdf dispo en bas de cette page)

Le coté Est de l’île de Moorea est méconnu des plaisanciers et pourtant la passe Tupapaurau donne accès à un lagon sauvage comme je les aime… c'est-à-dire désert !

 

 

Tetiaroa est l’atoll privé de Marlon Brando. Le lagon est fermé et il n’y a pas de possibilité de mouillage. Il existe un corps mort privé au sud de l’atoll, il est protégé par vent d’Est mais pas de la houle de NO-N-NE qui rend le mouillage infernal ; si vous utilisez le corps mort, il faut toujours laisser un marin à bord en cas de changement brutal de temps, et ne pas l’utiliser lorsque le bateau de charter arrive (généralement de 10heures à 15heures) : catamaran ‘Vehia’ ou voilier ‘l’escapade’.

 

           Ne pas se louper : attendre et passer avec la vague !

 

Pour débarquer à terre en annexe, il ne faut pas se louper : à gauche de la structure métallique (ancien débarcadère) se trouve une petite passe qu’il faut franchir en même temps que la vague. Personnellement, je trouve qu’à la nage c’est plus simple et moins risqué pour le moteur de l’annexe.  >>> Ce que vous allez découvrir à terre est fantastique et unique !

Attention : légalement, vous avez le droit d’aller sur la plage mais pas de s’aventurer dans les terres, mais je vous conseille de le faire, rien que pour découvrir la multitude d’oiseau et aussi pour cette sensation d’être le premier homme à pénétrer dans ce sanctuaire… en tout cas : ne touchez pas les oiseaux ! sinon la mère risque d’abandonner son oisillon.

 

 

 

 

Un mot sur Maiao : cette île est interdite aux étrangers. L’histoire très brièvement : en 1925, un anglais (c’est peut être un hollandais d’ailleurs ?), Eric Trower, tenta de s’approprier l’île ; La population réussie malgré tout à récupérer leur terre et depuis, l’accès est interdit aux européens et chinois ; il s’est crée une certaine défiance à l’égard des étrangers qui persiste encore aujourd’hui. Bref, personne n’est le bienvenu et les anciens veillent sur leur île comme à la prunelle de leurs yeux.

L’accès en bateau est quand même possible mais pour une courte période, par le quai de débarquement située au nord-ouest de l’île (passe Avarai) ; renseignement et autorisation indispensables auprès de la mairie de Moorea.

 

Dernière île des IDV, l’oubliée : l’île de Mehetia, (Meetia) à 60 milles à l’Est de Tahiti ; pas de lagon et mouillage risqué par 25 mètres de fond. L’île est privée et inhabitée – son accès est difficile.

 

 

 

 

          >>> A suivre : les Iles Sous Le Vent . . .

 

mardi 14 octobre 2008

Les Iles Sous Le Vent, paradis de la navigation

Les îles sous le vent sont le paradis de la navigation ; après Tahiti, c’est dans ce groupe d’îles que l’on trouvera le plus de bateau.

 

 

Raiatea est la deuxième île de l’archipel de la société après Tahiti ; toute l’activité économique y est regroupée ; c’est d’ailleurs dans cette île (et uniquement dans cette île) que l’on peut louer un voilier ; c’est aussi un très bon endroit pour caréner son bateau avec des petits magasins d’accastillage et des professionnels qui pourront vous aider.

 

     3 locations de bateaux : Sunsail, Tahiti Yacht Charter et Moorings

     2 chantiers de carénage : Raiatea Carénage Service et Chantier Naval des Iles.

Le ravitaillement se fait au petit dock de Uturoa, au cœur de la ville : eau, gasoil, banque et supermarché juste en face. L’accès est gratuit et en théorie limité à 48 heures. Attention au vent d’est qui peut vous bloquer dans ce mini port en demi cercle.

Juste à coté, un peu plus à l’ouest, se trouve la marina d’Uturoa (Uturaerae) et la marina d’Apooiti qui possède des corps mort appartenant aux sociétés de locations : Moorings et Tahiti Yacht Charter que l’on peut utiliser en demandant l’autorisation par VHF.

A l’Est de Raiatea, la baie de Faaroa abrite la base de location Stardust avec là aussi la possibilité d’utiliser leur corps mort (le premier jour est gratuit) ; outre l’excellent abri de cette baie, l’intérêt de cette escale est de remonter la rivière en annexe sur plus d’un kilomètre avec au final une baignade en eau claire : fantastique !

 

 

Tahaa est l’île d’en face qui partage le même lagon avec Raiatea. Si Raiatea n’offre que peu d’intérêt pour la navigation, le tour de l’île de Tahaa à la voile est un régal.

Tahaa est ‘l’île vanille’ et son lagon offre une quantité incroyable de mouillage, surtout si le tirant d’eau du bateau est faible. Attention cependant aux fermes perlières, en grand nombre dans le lagon et dont les propriétaires n’aiment pas que l’on s’y approche de trop près. Le guide de navigation de la Polynésie et les cartes marines de sociétés de locations de bateaux donnent un bon aperçu des possibilités de mouillage.

  

 

 

 

Bora Bora est l’île mythique où tout le monde veut aller ; décrite comme la ‘perle du pacifique’ elle est aujourd’hui surexploitée par le tourisme de luxe.

Certes le lagon est beau, le relief de l’île aussi, mais les hôtels de luxe ont tout envahi avec leurs bungalows sur pilotis ; les plages sont rares, l’île est sale, les prestations sont chères, les petites pensions disparaissent, tout est bisness, le sens de l’accueil est perdu !

N’y allez pas, sauf avec votre bateau et pour dire : j’y étais !

 

 

 

Maupiti est un peu comme la Polynésie d’antan ou comme on se l’imagine ; elle est très peu touristique et pourtant, elle vaut largement Bora Bora ! La passe Onoiau, au Sud, n’est pas facile ; venant de Bora, il faut vous préparer à faire demi-tour si le courant est trop fort.

Le lagon de Maupiti n’est pas navigable mais on peut mouiller derrière les deux motu de la passe et devant le village.

 

 

 

Huahine est à seulement 20 milles à l’Est de Raiatea, elle est restée sauvage et c’est notre préférée. Tout comme Maupiti, la population a été consulté sur l’avenir de l’île et a refusé massivement le projet de construction d’une grosse structure hôtelière, préférant garder leur authenticité.

A l’Ouest, 2 grandes passes permettent d’entrer dans le lagon, juste devant le village principal : Fare. On peut mouiller entre les 2 passes ou devant le plage à gauche du village, c’est beaucoup plus sympa. On trouve tout le ravitaillement nécessaire à Fare ; il n’y a quasiment rien d’autre sur l’île. On peut aussi louer des scooters pour découvrir l’île, c’est le mieux et c’est moins fatiguant que le vélo ! l’île est double : Huahine Nui et Huahine Iti, reliées dans le même lagon par un pont.

 

 

 

Nos mouillages préfères : en naviguant vers le Sud, le mouillage devant l’ancien hôtel Ana Iti (entièrement dévasté par une dépression tropicale en 1998) est fantastique : l’hôtel est abandonné mais on y trouve tous les fruits et fleurs dans les anciens jardins, de quoi à faire un bon plein tout en décorant le bateau. Siki est l’ancien gardien de l’hôtel et si il est un peu mytho sur les bord (il prétend travailler pour le GIP qui n’existe plus depuis longtemps), il est sympa et vous indiquera où trouver des régimes de bananes. (sinon, tous les fruits se trouvent dans la partie nord de l'hôtel : avocat, uru, mangue, pamplemousse, fruit de la passion, carambole ; et les bananiers sont plus au fond, à droite du chemin d'accès)

 

 

 

En continuant plus vers le Sud, on arrive au terminus : la baie d’Avea ; cette grande baie ouverte offre un intérêt tout particulier : nager avec les raies manta ! On mouille dans 10 mètres d’eau, à la limite du bleu turquoise dont la profondeur est de 1,50M jusqu’à la barrière : une véritable piscine à fond de sable de plusieurs hectares.

 

  

 

 

Juste avant l’apéro, le show des raies commence : c’est fantastique et unique. Et le lendemain matin, elles remettent ça ! Il n’y a aucun danger à nager avec elles mais il faut éviter de les toucher.

 

 

Et pour ceux qui veulent jouer à Robinson, il y a le coté Est de l’île qui est peu fréquenté par les navigateurs, à tord car c’est une bonne escale avant de repartir sur Tahiti. La passe Farerea est large mais elle est parfois impraticable par fort vent d’Est. En remontant vers le grand motu Murimahora sur la gauche, le mouillage est super bien abrité et …..désert ! On débarque à terre par le petit port de Tefarerii d’où on peut se balader dans le village et grimper au sommet de Huahine Iti, à  462 mètres. Coté motu, on peut acheter de la pastèque, une des ressources de l’île.

 

 

 

 

          >>> A suivre : Les Tuamotu . . .

lundi 13 octobre 2008

Les Tuamotu : dépaysement absolu !

Les Tuamotu sont un chapelet de 84 atolls ; pas de relief, seulement des anneaux coralliens à fleur d’eau. Le dépaysement est garanti, le cadre est sauvage, la vie y est simple et cool : c’est peut être le bout du monde !

 

 

Difficile de faire un choix ; même si la configuration de tous ces atolls est la même, ils sont tous différents. Du plus grand avec Rangiroa (2000 habitants) au plus petit dont j’ai oublié le nom, on y trouve aussi des atolls déserts comme celui de Tahanea. La plupart sont navigables mais certain sont fermés, comme Mataiva.

Les plus connus en navigation sont dans les Tuamotu nord : Rangiroa, Tikehau, Apataki, Ahe, Manihi, Aratika, Toau, Kauehi, Raraka et Fakarava. Impossible de tous les décrire, le guide de navigation de la Polynésie le fait très bien ; nous, on a bien aimé Rangiroa car la diversité de ses mouillages y est importante et l’approvisionnement à Avatoru est correct : 2 bonnes raisons pour y farnienter quelques mois…

 

 

 

Rangiroa est le plus grand de tous les atolls de la Polynésie et on pourrait y mettre l’île de Tahiti ! c’est aussi le plus proche de Tahiti, à 190 milles au nord-est, la route est facile, il faut juste éviter l’île de Makatea ! on ne peut pas s’y arrêter car c’est un atoll haut de 70 mètres avec des falaises abruptes et sans lagon ; cet atoll spécial à connu son heure de gloire avant la période du CEP, grâce à ses richesses de phosphate.

 

 

Il y a 2 passes pour pénétrer dans le lagon de Rangiroa. Il vaut mieux utiliser la passe d’Avatoru car la passe de Tiputa peut générer des courants très impressionnants si elle n’est pas franchie à l’étale.

Le mouillage le plus fréquenté est celui de l’hôtel Kia Ora, à coté de la passe de Tiputa. Après, il y a tellement de possibilité de mouillage qu’il est possible de ne jamais croiser un autre bateau ; c’est avant tout pour cette diversité que l’on a aimé cet atoll.

 

 

Le lagon bleu et son île aux oiseaux :

C’est un lagon à l’intérieur du lagon : fantastique, unique mais risqué car il se trouve à l’ouest de l’atoll, donc sous le vent ; en cas de mauvais temps, la mer a vite fait de se former et le mouillage peut devenir très dangereux, surtout qu’il est entouré de patates de corail. En cas de doute sur la météo, il vaut mieux mouiller plus au nord, vers la passe de Tivaru car il sera plus facile de dégager en pleine nuit pour rejoindre Avatoru ; plan galère quand même…

Mais si le beau temps est avec vous, le lagon bleu est un pur bonheur, surtout lorsque le dernier bateau de touristes repart et que vous vous retrouvez seul dans ce mini paradis.

 

 

 

 

Otepipi, un ancien village abandonné :

C’était le plus grand village de l’atoll mais son éloignement de la passe lui a été fatal ; seul l’église a survécue car elle est régulièrement entretenue par des pèlerinages.

  

 

 

L’île aux récifs :

Au sud de l’atoll, coté océan se trouve des massifs coralliens de faible profondeur et de formes étranges ; à l’intérieur : des petites piscines naturelles reliées par des chenaux avec une circulation d’eau permanente qui en fait un véritable aqualand.

 

 

 

Entre Teu et Ovete : un autre lagon bleu, beaucoup moins risqué celui là !

Il existe avant les sables roses un deuxième ‘lagon bleu’, un autre lagon dans le lagon, beaucoup moins touristique et beaucoup moins risqué car le mouillage est abrité du vent d’est. C’est la carte postale typique des tropiques : sable-cocotier-eau turquoise

 

 

 

Les sables roses :

A l’extrême sud-est du lagon, près du motu Vahituri se trouve des petites étendues de sables roses ; c’est beau mais c’est tout ! L’endroit est paumé mais très bien abrité.

 

 

 

 

          >>> A suivre : les îles Marquises …