De toutes les îles du Pacifique, la Polynésie reste notre préférée car elle regroupe une subtile combinaison de découverte, de nature et de culture qui nous a émerveillé durant ces 10 années passées au fenua (pays), et si la terre est ronde, nous y reviendrons car la vie à la Polynésienne nous convient parfaitement.  

 

Beaucoup critique la Polynésie, les ‘farani’ (les français) fraîchement arrivés sous contrat sur le territoire se plaignent souvent du prix des produits et des services, des rues sales de la capitale, de la rareté des plages, de la chaleur et de l’humidité étouffante, de leur ennui le week-end, de l’éloignement de tout, etc… toujours à se plaindre, toujours à critiquer, jamais content ceux là. Et pourtant ……………….. 

Hé pai ! faut sortir de ta case climatisée ! la Polynésie, ce n’est pas ça et personnellement, je n’y vois que du positif :

- Zone de navigation titanesque : plus de 100 îles réparties sur une zone aussi vaste que l’europe

- Diversité ! diversité culturelle, géographique et ethnique

- Beauté d’un lagon unique avec des eaux cristallines et poissonneuses

- Beauté du relief avec une végétation luxuriante avec de belles randonnées à faire. 

- Accueil et générosité légendaire des polynésiens : si Papeete est le poumon économique du pays, ailleurs se trouve encore la vraie Polynésie où la vie s’écoule paisiblement.

- Contact chaleureux et facile, tutoiement permanent (même aux gendarmes, banquiers, …)

- Pêche, chasse, cueillette accessible : impossible de mourir de faim ; les bananiers et cocotiers donnent des fruits toute l’année mais aussi l’uru, le fruit de l’arbre à pain…

- Possibilité de vivre à moindre coût et simplement grâce aux PPN (Produit de Première Nécessité) mis en place par le gouvernement et qui permettent d’acheter souvent moins cher qu’en métropole les produits alimentaires de base : pain, poulet, thon, riz, pâtes, farine, sucre, lait, produit bébé, etc…

- Potentiel énorme : tout est possible, tout reste à faire ; il suffit de s’investir, d’être honnête et ça marche !

- Territoire français : pas de visa, pas de limitation dans le temps.

 

 

 

 

Données géographiques et autres :

La Polynésie Française est constituée de 118 îles environ, ce qui représente une superficie de 4200km² (lagon compris) dispersée sur 2,5 millions de kilomètres carrés, équivalant à la surface de l’Europe (disons la vieille Europe !).

La Polynésie est composée de 5 archipels, tous différents géographiquement :

> Archipel de la société (1747km²) avec les îles du vent (Tahiti, Moorea et Tétiaroa), plus Maiao (interdite aux étrangers) et Mehetia (inhabitée), et les îles sous le vent (Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora et Maupiti)

> Archipel des Marquises (1274Km²) : 10 îles dot 6 habitées (Nuku Hiva, Hiva Oa, Ua Pou, Ua Huka, …)

> Archipel des Tuamotu (1000km²) : 84 îles dot 41 habitées (Rangiroa, Tikehau, Fakarava, Manihi, Ahe, Mataiva, etc…)

> Archipel des Australes (141km²) : îles Rurutu, Tubai, Rimatara, Raivavae et Rapa

> Archipel des Gambier (36Km²) : 12 îles dont 6 sont habitées

 

Chaque archipel est différent et mérite que l’on s’y arrête. Il y a des îles hautes avec lagon, des îles sans lagon et des lagons sans île : les atolls. Pour découvrir tout ça, il faut du temps, beaucoup de temps ; malheureusement, les voiliers arrivant en Polynésie ne peuvent rester plus d’un an car au-delà, il faut importer le bateau et payer les taxes de douane : c’est la Papeetisation ; pour les navires francisés, elle est d’environ 18% (calculée sur la valeur du bateau par expertise), plus des frais de dossier.

A cette durée de séjour d’un an se rajoute l’éloignement des îles ; les distances peuvent être très grandes d’un archipel à l’autre. Partant de Tahiti, la première île à l’Ouest est Huahine, distante de 100 milles et vers l’Est, les Marquises sont à 800 milles. Et pour compliquer le tout, le positionnement des îles est grosso modo d’Ouest en Est, ce qui, avec les alizés, ne facilite pas la navigation dans un sens !

Comparativement à la Calédonie, il n’y a pas beaucoup de voilier en Polynésie. Mais l’éloignement des îles n’est pas la principale raison, il y a aussi le problème des places en marina et cela ne va pas s’arranger car les possibilités d’extensions sont épuisées (à l’exception de la marina de Moorea).

 

 

 

Les Marinas en Polynésie :

 

Sur Tahiti, proche Papeete :

- Yacht Club d’Arue : marina associative, très bien car elle organise de nombreuse régate – officiellement : 3 ans d’attente et ils ne veulent plus de bateau habité.

- Marina Fare Ute (port autonome) : dans la zone industrielle, elle est en cours de fermeture pour les voiliers pour l’extension du port de pêche.

- Port de Papeete : après avoir viré tous les bateaux, le port Autonome de Papeete a installé des pontons (heu, des barges métallique !) pour accueillir à nouveau les voiliers de passage ; mais de toute façon cela n’a aucun intérêt : pollution, bruit 21h/24h, vol et passage incessant des bateaux.

- Marina Taina : entièrement refaite, elle est complète mais on peut trouver des places sur le quai extérieur (il faut fournir 2 grandes aussières de 70 mètres amarrées sur des corps mort dans le tombant et l’arrière du bateau est amarré au quai) – tarif exorbitant en pleine saison. Il n’est plus possible de mouiller devant la marina, cette dernière vient de mettre en place des corps morts occupant tout le lagon (tarif pour un 12 mètres : 120 euros /mois) avec l'accès à la marina et ses installations. La seule possibilité de mouillage reste devant le Sofitel mais le débarquement à terre pose toujours problème, sauf si vous payez le ‘contrat annexe’ pour pouvoir débarquer à la marina. Attention au mouillage dans cette zone, il y a souvent des vols sur les bateaux.

    

 

Sur Tahiti, côte est, loin de Papeete :

- Marina Port Phaeton (presqu’île) : la mieux protégée en cas de cyclone, elle est petite mais on peut trouver de la place si le tirant d’eau est inférieur à 1m80

- Il existe 2 petites marinas marina sur la cote ouest de Tahiti mais elles sont petites : Marina Tehoro (après Papara) et l’autre après Teahupoo

 

 

Sur Moorea :

- Marina Vaiare (port autonome) : c’est la mieux et la moins chère – assez tranquille malgré la proximité du port et de la centrale électrique ; les pontons sont fixes et costauds, il y a souvent de la place (tarif mensuel : 16euros du mètre linéaire + 50% si bateau habité) – évitez le tarif journalier (attention, le tarif mensuel est calendaire !). Un projet d’extension coté lagon est prévu, ce qui doublerait la capacité de la marina qui est actuellement de 120 places.

 

Sur Raiatea :

Il y a 2 marinas : Apoiti et Uturaerae qui est privée – elles sont toutes les deux saturées – liste d’attente : 2 ans env. mais avec de la persévérance, il est possible de trouver, surtout à Uturaerae (qui est gérée par l’Equipement)

 

Le mouillage et le PGEM :

Notre espace de liberté se réduit ! à Moorea par exemple, le PGEM (Plan de Gestion de l’Espace Maritime) réglemente le mouillage de façon scandaleuse. Extrait : « Votre bateau peut rester 48 heures sur fonds de sable. Passé ce délai, il doit être ancré dans les zones prévues à cet effet, au maximum 7 jours consécutifs et 90 jours cumulés au cours de l’année. » 

C’est une très bonne chose de réglementer le lagon mais pourquoi interdire le mouillage dans la durée ? Pourquoi vouloir ‘parquer’ les bateaux dans des zones aux fonds des baies ? Pourquoi il n’y a pas eu de concertation avec les voiliers de Polynésie (contrairement à ce qui a été dit) ? La réponse est simple : ce sont des terriens, propriétaire de bord de mer, qui sont à l’origine du texte du PGEM et ils ne veulent pas de bateaux devant chez eux ; ces personnes sont persuadées que les voiliers sont des gros pollueurs, destructeurs de lagon et qu’ils vont finir en épave aux fonds des baies. Je n’ai rien inventé, ce sont les responsables du PGEM qui le disent !

Au jour d’aujourd’hui, les contrôles sont rares mais les moyens sont là et cela va venir un jour, inévitablement. Et les autres îles seront tôt ou tard réglementées, jusqu’à la Polynésie tout entière ; la destination ‘Tahiti et ses îles’ sera réservée aux bateaux riches et seulement de passage ; les autres passeront leur chemin et iront mouiller plus loin, beaucoup plus loin…

 

Qu’es ce que le PGEM ? Le PGEM n’est rien d’autre qu’un Programme Gastouné d’Elimination des Marins !!!

 

 

Les trous à cyclones :

Il y a rarement de cyclone en Polynésie, heureusement car le seul abri vraiment bien protégé est au fond du port Phaeton à la presqu’île (au nord de la pointe Paparoa). Aux îles sous le vent, il y a aussi la baie Bourayne à Huahine, voir dans la baie de Apu à Tahaa. Ailleurs, il n’y a rien et tous les autres abris ont un risque.

Une autre solution consiste à remonter sur les Marquises qui ne sont pas concernées car trop proches de l’équateur.

 

 

 

L'indispensable Guide de navigation et de tourisme de la Polynésie Française (Marquises, Tuamotu, Gambier, Société et Australes)

 

 

         

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